• Ces ricanements incessants résonnent dans mon esprit

    Les minutes défilent, leurs déferlantes de conneries aussi

    Gard à celui qui ne saurait rire... "tu connais le second degré ?

    Si t’agis pas par mimétisme tu ne seras jamais intégré

     

    Ne fais pas cette tête d’enterrement, entre dans le mouvement

    C’est ta dernière chance d’entrer en scène, allez, critique les absents

    Ce n’est pas méchant, juste un simple jeu pour faire passer le temps

    Allez, écrase les, ais de l’ambition, tu ne vaux pas mieux pour l’instant"

     

    Que faire ?  Ma présence est insignifiante, le fossé trop important

    Est-ce que je cautionne si je reste juste là discrètement ?

    Et si je dénonce et que personne ne me suis ? J’ai lâchement peur

    J’ai préféré me taire plutôt que déplaire comme si j’étais des leurs

    Alors que j’aurais pu m’affirmer en défendant mes valeurs

     Mais je suis resté là. Silencieuse. Mais qui suis-je donc pour rester là ?


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  • Je reconnais que je me suis laissée emportée par ma vie

    Qui me laissait enfin la liberté d’être sans me consumer

    Enfin la possibilité d’avancer sans me sentir enchaînée

    Malgré les épreuves qui jalonnent tout chemin… je me suis sentie plus forte

    J’ai fini par oublier la fragilité et la beauté qui subsiste en tout vivant

    Jusqu’à ce que mon « ancienne moi » pousse la porte

    De mon cœur sur lequel j’avais mis un voile

    Pour aider sans ne plus rien ressentir, le chemin qui m'est tracé

     

    Je reconnais cette sensibilité, celle qui aime avant même de penser

    A ce qui est bien ou mal, de l’ordre de la folie ou du raisonnable

    Celle qui laisse le passé de côté et qui croit en ce qu’elle ressent

    Parce  que c’est le plus important, rendre hommage à l’existence

    Je crois qu’un seul échange peut redonner du sens à toute une vie

    Qu’un seul acte peut réduire au néant ne laissant que la souffrance

    Celle sans qui je ne serais pas celle que je suis

     

    Je reconnais cette souffrance, celle qui m’a forgée

    Me donnant la rage de vaincre et de briller

    Parmi les étoiles qui représentaient tant d’espoir

    Il s’est fait de plus en plus rare à ne plus rien vouloir

    Que de ne plus me réveiller, Elle aurait pu m’emporter

    Mais je suis là

    Malgré toutes les lignes décousues que j'écris

    Vous êtes là aussi

     

    Je suis reconnaissante à la vie de vous connaître et pourtant je ne vous dirais jamais assez que je vous aime...

     


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  • Cet écrit fait suite au précédent. Cette fois au cœur du sujet. Ca n'a pas été facile... ni de mettre des mots ni de publier, mais quelque part j'en ai besoin. En même temps je n'attends rien, peut-être que d'un côté j'étais prête à me souvenir et continuer sans que rien ne m'arrête dans ma lancée. Il y a eu un élément déclencheur, puis des flashs étalés sur plus d'une heure pour tout reconstituer. J'étais en voiture quand les flashs ont commencés, autant dire que vu mon état je ne sais pas comment j'ai réussi à garder le contrôle, dans les virages ça aurait été si facile, de foncer sans réfléchir, j'aurais arrêter de penser, plus eu à supporter la réalité mais je suis arrivée entière, complètement sonnée...

    ***

    C’est inscrit en moi. J’ai l’impression que mon corps porte le poids de la souffrance, de la honte, du dégoût. Pourtant je n’incarne pas ce que j’ai vécu.  Ce n’est pas ce corps que je veux m’approprier.  Mon esprit n’est pas en adéquation avec.  Seul mon corps se souvenait quand mon esprit était dans le déni.  Il a enfermé ses souvenirs tellement longtemps que je ne parviens pas à m’en détacher.  Je me sens lourde, parfois sale.  Souvent prisonnière. Le passé finit toujours par me rattraper. Je veux que ces sentiments sortent et ne reviennent jamais. J’ai l’impression que ce regard malsain est constamment porté sur mon corps. Comme si j’étais sous surveillance.  « Peut-être que ça recommencera »  « Je ne suis pas capable de dire non » « Je n’ose pas pour ne rien risquer » Risquer de me sentir encore plus indigne de vivre avec des traces d’un crime bien camouflé…tellement qu’après tout, pourquoi je n’y serais pas un peu pour quelque chose ? Mais c’est vrai, je n’ai pas d’emprise totale là-dessus…sur ma personne, sur l’appropriation de mon corps…je me sens sale et la seule issue pour m’en défaire, c’est me blesser. Me faire mal…parce que mon emprise sur moi-même me semble la plus puissante dans ce domaine. J’ai du mal à me sentir totalement libre et légitime en dehors de ce cercle. Quand j’essaie de remettre chaque élément à sa place et me défaire de ma culpabilité, je ressens une colère incontrôlable et destructrice.  J’ai peur de moi-même. Alors je me referme, et j’essaie d’oublier, mais les réactions de mon corps au monde extérieur ne cessent de me ramener à la réalité. J’ai été violée.

     

     

     

     


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  • J’imagine que ça devait finir par resurgir…  je n’étais pas préparée, c’était si loin. Un bout du passé. Un trou noir que j’avais mis de côté. Bien rangé, quelque part au fond de mon être.

    J’ai commencé à vivre en parallèle d’une autre vie, d’une autre personne, d’un fantôme. Qu’on n’a pas laissé vivre, mais que je voulais emmener loin avec moi. Mais ce n’était pas moi, alors il fallait que je vive encore plus intensément.  Parce que j’avais cette chance et cette rage de réussir.  Son souvenir s’est envolé.

    Je suis restée seule. Avec une autre moi, que je ne pouvais ni entendre et encore moins croire. J’ai l’impression de m’être dédoublée.  D’avoir grandis dans l’ombre d’une autre personne, plus sombre, plus torturée, mon parfait inverse, omniprésent dans mon esprit. J’avais l’impression de ressentir sa souffrance, sans jamais avoir moi-même souffert.

    J’étais…trop sensible, trop folle, trop à côté. Peut-être que je le suis encore.

    J’ai voulu sauver cet autre qui souffre, sans comprendre qu’il résonnait en moi tel un écho. Mon double. Moi-même.

    Les morceaux se sont recollés. Il manquait le lien qui allait réunir toutes les autres pièces de cette histoire. Finalement, mes émotions n’étaient pas si incohérentes. J’étais seulement incapable de les comprendre.  Peut-être qu’il valait mieux pour pouvoir supporter la violence.

    C’était sûrement plus facile d’avancer aveuglément que de me heurter à la réalité. Ma réalité. Celle qui se révèle violemment aujourd’hui. 

    Je n’étais pas folle. Je suis devenue folle… face à des sentiments que je peine à supporter. Je suis submergée.  Comme si chaque instant était hier. Comme si le cauchemar  n’avait jamais été une vague illusion.

    Mais ce n’est pas grave. Parce que ça ne m’a pas empêché de me construire, de me tenir debout et d’avancer.  Peut-être que ce désordre devait  se dérouler  ainsi.

    Mais j’ai mal, j’ai tellement mal, de ne plus pouvoir me voiler la face. De ressentir cette violence de plein fouet et de vouloir détruire de colère tout ce qui m’entoure. Je ne sais pas si une justice existe. Et je ne sais pas, ce que je vais faire de mes souvenirs.  Les laisser partir quand j’aurais déversé mes pulsions négatives. En essayant ne pas me détruire davantage. Je n’ai pas mérité de souffrir. C’est la seule conviction que j’ai.


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  • Ce soir j'étouffe le bruit de mes sanglots, je fais place au silence. Comme si chacune de mes paroles n'avaient aucune importance...

    Ma raison de vivre se trouble. Je suis prise par le doute. Mes pensées vacillent. Qu'est-ce que je suis en train de devenir ?

    Depuis des mois.... Je me tais. Je fais semblant. Je me mens. Je veux rester fière. Tirer un train sur le passé. Ne plus avoir recours à aucune aide. Je ne me confis plus. Je n'écris plus. Je ne transmet plus d'espoir. Je joue à chasser mes démons et mes idées noires. J'apprends de la vie. A vivre ma vie.  J'apprends à être adulte. J'avance. Je fais face à mes tourments. Je m'écrase. Je me relève. Je me démène sans que personne n'y vois quoi que ce soit. J'ai plus d'energie. On me fais chier avec ma santé. On me confronte à la réalité. Parfois je craque. Je me décridibilise. Je me renferme. Je deviens plus forte. Je me perds. Je suis en équilibre sur un fil. Je me sens incapable. J'ai honte de moi. J'essaye de passer au dessus de tout ça. Je m'accroche à l'amour. Je m'y réfugies, jusqu'à ce que là aussi je dérive...

    Je me suis perdue. Encore une fois. Et j'aurais beau dire "ça va"... mais ça ne vas plus.

     


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