• Mes pensées

    Au fil de mes pensées... de mes humeurs, de mes états d'esprit. A l'allure d'un journal intime où je dépose mes difficultés. Beaucoup d'écrits certainement inintéressants, j'ai posé ses mots, pour extérioriser. Prenez le risque... ou pas... de vous aventurer dans une partie plus brouillon, plus sombre parfois de moi même.

  • Cet écrit fait suite au précédent. Cette fois au cœur du sujet. Ca n'a pas été facile... ni de mettre des mots ni de publier, mais quelque part j'en ai besoin. En même temps je n'attends rien, peut-être que d'un côté j'étais prête à me souvenir et continuer sans que rien ne m'arrête dans ma lancée. Il y a eu un élément déclencheur, puis des flashs étalés sur plus d'une heure pour tout reconstituer. J'étais en voiture quand les flashs ont commencés, autant dire que vu mon état je ne sais pas comment j'ai réussi à garder le contrôle, dans les virages ça aurait été si facile, de foncer sans réfléchir, j'aurais arrêter de penser, plus eu à supporter la réalité mais je suis arrivée entière, complètement sonnée...

    ***

    C’est inscrit en moi. J’ai l’impression que mon corps porte le poids de la souffrance, de la honte, du dégoût. Pourtant je n’incarne pas ce que j’ai vécu.  Ce n’est pas ce corps que je veux m’approprier.  Mon esprit n’est pas en adéquation avec.  Seul mon corps se souvenait quand mon esprit était dans le déni.  Il a enfermé ses souvenirs tellement longtemps que je ne parviens pas à m’en détacher.  Je me sens lourde, parfois sale.  Souvent prisonnière. Le passé finit toujours par me rattraper. Je veux que ces sentiments sortent et ne reviennent jamais. J’ai l’impression que ce regard malsain est constamment porté sur mon corps. Comme si j’étais sous surveillance.  « Peut-être que ça recommencera »  « Je ne suis pas capable de dire non » « Je n’ose pas pour ne rien risquer » Risquer de me sentir encore plus indigne de vivre avec des traces d’un crime bien camouflé…tellement qu’après tout, pourquoi je n’y serais pas un peu pour quelque chose ? Mais c’est vrai, je n’ai pas d’emprise totale là-dessus…sur ma personne, sur l’appropriation de mon corps…je me sens sale et la seule issue pour m’en défaire, c’est me blesser. Me faire mal…parce que mon emprise sur moi-même me semble la plus puissante dans ce domaine. J’ai du mal à me sentir totalement libre et légitime en dehors de ce cercle. Quand j’essaie de remettre chaque élément à sa place et me défaire de ma culpabilité, je ressens une colère incontrôlable et destructrice.  J’ai peur de moi-même. Alors je me referme, et j’essaie d’oublier, mais les réactions de mon corps au monde extérieur ne cessent de me ramener à la réalité. J’ai été violée.

     

     

     

     


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  • J’imagine que ça devait finir par resurgir…  je n’étais pas préparée, c’était si loin. Un bout du passé. Un trou noir que j’avais mis de côté. Bien rangé, quelque part au fond de mon être.

    J’ai commencé à vivre en parallèle d’une autre vie, d’une autre personne, d’un fantôme. Qu’on n’a pas laissé vivre, mais que je voulais emmener loin avec moi. Mais ce n’était pas moi, alors il fallait que je vive encore plus intensément.  Parce que j’avais cette chance et cette rage de réussir.  Son souvenir s’est envolé.

    Je suis restée seule. Avec une autre moi, que je ne pouvais ni entendre et encore moins croire. J’ai l’impression de m’être dédoublée.  D’avoir grandis dans l’ombre d’une autre personne, plus sombre, plus torturée, mon parfait inverse, omniprésent dans mon esprit. J’avais l’impression de ressentir sa souffrance, sans jamais avoir moi-même souffert.

    J’étais…trop sensible, trop folle, trop à côté. Peut-être que je le suis encore.

    J’ai voulu sauver cet autre qui souffre, sans comprendre qu’il résonnait en moi tel un écho. Mon double. Moi-même.

    Les morceaux se sont recollés. Il manquait le lien qui allait réunir toutes les autres pièces de cette histoire. Finalement, mes émotions n’étaient pas si incohérentes. J’étais seulement incapable de les comprendre.  Peut-être qu’il valait mieux pour pouvoir supporter la violence.

    C’était sûrement plus facile d’avancer aveuglément que de me heurter à la réalité. Ma réalité. Celle qui se révèle violemment aujourd’hui. 

    Je n’étais pas folle. Je suis devenue folle… face à des sentiments que je peine à supporter. Je suis submergée.  Comme si chaque instant était hier. Comme si le cauchemar  n’avait jamais été une vague illusion.

    Mais ce n’est pas grave. Parce que ça ne m’a pas empêché de me construire, de me tenir debout et d’avancer.  Peut-être que ce désordre devait  se dérouler  ainsi.

    Mais j’ai mal, j’ai tellement mal, de ne plus pouvoir me voiler la face. De ressentir cette violence de plein fouet et de vouloir détruire de colère tout ce qui m’entoure. Je ne sais pas si une justice existe. Et je ne sais pas, ce que je vais faire de mes souvenirs.  Les laisser partir quand j’aurais déversé mes pulsions négatives. En essayant ne pas me détruire davantage. Je n’ai pas mérité de souffrir. C’est la seule conviction que j’ai.


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  • Ce soir j'étouffe le bruit de mes sanglots, je fais place au silence. Comme si chacune de mes paroles n'avaient aucune importance...

    Ma raison de vivre se trouble. Je suis prise par le doute. Mes pensées vacillent. Qu'est-ce que je suis en train de devenir ?

    Depuis des mois.... Je me tais. Je fais semblant. Je me mens. Je veux rester fière. Tirer un train sur le passé. Ne plus avoir recours à aucune aide. Je ne me confis plus. Je n'écris plus. Je ne transmet plus d'espoir. Je joue à chasser mes démons et mes idées noires. J'apprends de la vie. A vivre ma vie.  J'apprends à être adulte. J'avance. Je fais face à mes tourments. Je m'écrase. Je me relève. Je me démène sans que personne n'y vois quoi que ce soit. J'ai plus d'energie. On me fais chier avec ma santé. On me confronte à la réalité. Parfois je craque. Je me décridibilise. Je me renferme. Je deviens plus forte. Je me perds. Je suis en équilibre sur un fil. Je me sens incapable. J'ai honte de moi. J'essaye de passer au dessus de tout ça. Je m'accroche à l'amour. Je m'y réfugies, jusqu'à ce que là aussi je dérive...

    Je me suis perdue. Encore une fois. Et j'aurais beau dire "ça va"... mais ça ne vas plus.

     


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  • J'ai dépassé la peur. J'ai continué d'avancer à l'aveugle en mettant mes mains devant mon visage pour me protéger. Lente immersion de l'autre côté des barrières. Je distingue plusieurs dimensions. Je me perds dans la réalité. Si elle existe. Je ne sais plus si je rêve ni si je vis. Mon instinct ne me guide plus rien. Ma tête ne parvient plus à raisonner. Tout est ressentis. Que je ne parvient pas à rationaliser. Mais ça fait du bien. Je suis plongée dans une douce folie. Apparemment c'est ma vie aujourd'hui. Je respire un bon coup, et je fonce. Je fais comme si j'étais à l'aise, puis finalement je le deviens. Tout coule de source, puis parfois c'est le bordel dans ma tête. Je me sens heureuse, mais je me sens toujours cette larve. Mais ça va. Ma nouvelle vie commence à peine, mais ça y est j'y suis engagée. Parfois je me demande comment je suis encore debout. Il y a maintenant 2 mois j'avais la confirmation que j'avais tout réussi. Mais j'ai franchi la ligne d'arrivée totalement dénuée de force. Puis la joie tant attendu ne fut pas au rendez-vous. Je suis lasse et désespérée. Je me sens seule. Je n'ai pas envie que ça change. Je n'arrive plus à ressentir vraiment. Les émotions s'empare de moi sans jamais m'atteindre au cœur. C'est étrange comme sensation. Aucun cri ne saurait sortir. Aucune larme. A quoi  ça sert de m'être battu ? A quoi ça sert d'avoir réussi ? A quoi ça sert de ne plus trimer à vivre ? ... Mais merde la vie ! Fais moi un signe !  Je veux du bonheur ! Je veux être secouée ! Je veux me sentir vivante ! Je mérite d'être heureuse non ? Je ne veux plus me battre pour ce putain de bonheur, j'ai assez donné ! Je me sens vide. Je ne provoquerais pas le destin. Il n'y a rien. Je ne fais rien. Je ne suis rien... Puis tu m'as prouvé tout le contraire. Tu étais déjà là. Le bonheur s’infiltrait déjà doucement. Et je me sens...une belle personne à travers tes yeux. Et ça fait du bien. Là tout de suite maintenant, je suis confiante. C'est étrange. Mais sache que c'est grâce à toi. Tout à l'heure je te serrerais dans mes bras, et j'espère que tu ressentiras toute la reconnaissance que j'ai pour toi. 


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  • J'ai peur. Peur de l'image que je renvoie. Peur de qui j'étais. Peur de qui je suis. Qui je serais. Parce que finalement tout est instable. Je n'ai plus envie de tout précipiter, comme pour qu'il se passe forcément quelque chose, pour que j'existe. Mais je ne veux pas vivre le moment présent avec la peur qui m'entoure. C'est plus fort que moi. Je ne sais pas de quoi est fait l'avenir. Je pense que je peux parvenir à ce que je souhaite. Mais entre temps c'est l'inconnu. Aujourd'hui justement l'inconnu pointe le bout de son nez. Et tout remonte. Ces choses qu'on met dans un coin de la tête et avec lesquelles on vit bien avec. Jusqu'à ce que ça ressorte. Mon instinct me dit de ne pas fuir, d'immerger dans cette peur pour pouvoir la dépasser, pour au moins en tirer quelque chose de positif. 


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