• Autodestruction

    Ce texte est une démarche personnelle. Dans lequel je souhaite d'une part me libérer et d'autre part mettre les choses à plats, pour mieux me rendre compte de ce qui ne va pas pour envisager d'agir.

    Mais qu'est-ce qui ne va pas ? Je pense qu'il y a une part de mon fonctionnement qui tourne en rond sur la case *autodestruction*. 

    Je veux sincèrement m'en sortir mais mes envies autodestructrices résident une entrave de taille.  J'ai pris la décision d'arrêter de me couper de manière définitive . C'est déjà une grande étape! Je suis fière malgré les difficultés que ça fasse 5 mois que je tiens, cependant je crois qu'avoir arrêté l'automutilation n'est pas suffisant.

    Comment m'en sortir si je n'essaye pas de régler ce qu'il y autour ? Et tout ce qui est en lien avec ça ?

    On m'atteint, j'ai mal ou simplement je souffre --> je ne sais pas gérer ni canaliser -->  besoin de retourner la violence --> première cible, moi même.

    Schéma qui devient un réflexe. Mon fonctionnement normal. Qui n'a pas à l'être. Je ne suis pas mon propre ennemi, j'en ai conscience maintenant, alors pour quoi je fonctionne encore ainsi ?

    Fonctionnement qui atteins mon mental, m'amène des pensées plus ou moins morbides. Parfois comme des sortes de pulsions ou du moins de fortes envies. Mais entre les pensées et les actes, il y a une réelle marge. 

    Mais depuis quand ais-je ces envies ? Début collège peut-être. Au réveil d'un mal être qui n'était finalement pas passager. Pendant cette période j'étais ballotté entre deux envies, deux manières de m'auto-détruire dont il me semblait être une manière, d'exprimer, de faire sortir toutes les douleurs que j'avais à l’intérieur et une image de moi même pas bien définie mais guère réjouissante.

    J'avais envie de me faire mal physiquement, de me couper, ou de me faire vomir. Je pensais que la marge entre la pensée et les actes étaient plus lointaine. J'ai tester, joué avec mes limites, joué avec le feu. 

    L'idée de me détruire me paraissait être quelque chose de mal mais pas forcément grave ni grande importance. D'ailleurs je n'avais d'ailleurs pas beaucoup d'intérêt pour ma personne. Bien-sûr il y avait des choses qui me plaisait, des passions, des choses que je faisait pour moi mais le sens de ma vie n'était pas vraiment ma vie. (bonjour le paradoxe) mais la vie, la vie des autres. L'envie qu'elle soit la plus belle possible. J'étais loin d'être malheureuse avec cet état d'esprit, c'était simplement moi.

    J'ai commencé à prendre conscience de ma vie, qu'il fallait que ma priorité soit moi même quand je n'ai plus eu le choix. J'ai pris conscience de moi même et que je vivais, à cause d'un surplus de souffrance. Plus tard, (au fin fond de mon état dépressif) je n'arrivais plus à me sentir vraiment vivante en dehors de ce cadre. (Maintenant si ! Alléluia!) 

    Quand la douleur a été trop intense, l'automutilation l'a emporté. De la pensée je suis arrivé aux actes.

    C'est parce que c'est allé trop loin que j'en ai parlé. Mais y a toujours cette autre pensée. Celle

     qui s’immisce particulièrement dans les phases où je ne me coupe pas. Voilà pourquoi j'écris aujourd'hui. 

    La raison pour laquelle je réagis. Je veux faire éclater tout mon cercle vicieux qui me pousse à vouloir me détruire. Je veux vivre. 

    J'ai beaucoup parlé de l'automutilation. Maintenant, et pour la première fois vraiment je vais parler de mon rapport à l'alimentation et cette envie de me faire vomir.

    J'en ai eu envie par dégoût de mon corps. Par une envie de me sentir plus "pure". Comme si symboliquement je pouvais me "jeter". 

    Puis y a mon rapport à la nourriture et mon mal aise grandissant vis à vis de mon corps qui ont fait persister cette idée.

    Je suis gourmande. J'aime clairement manger. Je prend pas un gramme. Aucun soucis de santé. Pas l'ombre d'un soucis à l'horizon hein ?! Bah si.

    Depuis plusieurs années, j'ai des phases presque compulsive ou faut que je mange. Alors que je n'ai pas faim. Je mange tout et n'importe quoi. Je me goinffre, mon estomac me dit jamais stoppe. Quand je finis par me sentir mal j'arrête. Et là j'me sens dégueulasse. Et là j'ai qu'une envie aller vomir. Mais j'peux pas. 

    A cause de ces phases, j'ai développer de profond dégoût pour certains aliments, envie de vomir à avoir envie de partir en courant dès que je les vois. (Ca me passe doucement) 

    J'ai alterné les périodes, je me goinfre, je mange le minimum. J'ai si peu mangé à une période que je me suis coupé l'appétit. (et là j'ai pris 6kg en 3 mois , si si c'est vrai...)  Ca m'arrive encore bien que moins souvent. 

    Ca passe plus inaperçu de passer pour la goulue de service à croire... Si je mange comme ça c'est pour ne plus penser, juste manger pour combler tout ce vide intérieur...  ces derniers mois l'envie s'intensifie. Et en parallèle y a tout mon mal être vis à vis de mon corps qui a un rôle là dedans. 

    J'me demande, pourquoi tout ses liens avec mon corps ? Pourquoi je le traite mal ? Pourquoi exprimer mon mal être par ce biais ? Je ne sais pas.  Mais c'est ma réalité. Mon système est sur autodestruction depuis des années. Il faut que je traite le problème dans son intégralité. Et ça va changer.


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Avril 2015 à 22:42

    Tu te punis via ton corps. Tu trouves le courage d'en parler, c'est une démarche courageuse mais utile aussi. Il y a sans doute des liens à faire avec ton passé qui ne te paraissent peut-être évidents, peut-être te mets-tu un voile inconscient qu'il faut que tu lèves avec le temps, mais sans trop attendre. Le corps reste ton entité physique, il est donc important d'en prendre soin, de te le réapproprier pour que l'ensemble de ton être forme un véritable "tout".

    Je pense que tu es sur la bonne voie et les événements positifs de ces derniers temps doivent t'encourager à aller de l'avant et ne pas régresser. Ils sont la preuve qu'on peut sortir du néant. 

    2
    Vendredi 3 Avril 2015 à 12:18

    L'AM et tes pb de nourriture sont qq part des appels à l'aide, des SOS. Ne crois pas que les gens qui t'entourent soient dupes. Ils se rendent bien svt compte que qq chose ne va pas. Mais la plupart du temps ils ne savent pas comment réagir et préfèrent se voiler la face ; ils se sentent fautifs et culpabilisent, quittent à renverser la situation. Le fait que t'en parles ça soulève réellement et clairement le pb. Reste plus qu'à résoudre cette inéquation ; j'pense que tu t'y emploies de manière assez déterminée. Bon courage ;)

    3
    Vendredi 3 Avril 2015 à 18:40

    Littleshadow > Merci pour tes mots. Je veux bien ôter le voile mais je sais pas où il est... 

    Oui sûrement, merci ;)

    4
    Vendredi 3 Avril 2015 à 18:44

    Perle37 >Je ne suis pas sûr qu'ils se soient rendus compte, à la limite des ressentis, je sais pas. 

    Merci beaucoup! :)

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